Best-of du bestiaire kismar

Au Keskonsmar, même la faune laisse sans voix. Mère nature s’est permise tous les délires en engendrant une ribambelle d’espèces plus improbables les unes que les autres.


Le cerf-volant (cervus milvus)

Espèce endémique des Monts Strueux, l’animal n’a été que tardivement domestiquée au Keskonsmar. Les cerfs-volant équipent désormais l’armée de l’air légère kismare. Ils sont aussi employés, pour un usage récréatif, en les dirigeant depuis du sol (avec ou sans vent) à l’aide d’un harnais, d’une corde et des bras solides. Le Keskonsmar en a enfin exportés en Laponie pour moderniser l’attelage du Père Noël. A l’état sauvage l’espèce est régulée : elle pose problème à cause des déjections lâchées en vol et parce qu’elle perturbe le trafic aérien.


Le ara qui rit (ridens psittacus)

Les animaux ont diverses façons d’attaque. Ce ara-là fonce tête baissée à la manière d’un rhino féroce. Il ne possède pas de corne mais a la tête dure, et peut assommer des animaux plus gros que lui. Il agit toujours sur un coup de tête, fond sur sa victime et repart en ricanant narquois.

La majorité des pas laids ontologues s’accordent pour dire que les oiseaux descendent des dinosaures. Les kismars avancent en preuve ce drôle d’emplumé. Il a un crâne de Pachycephalosaurus, pour ceux qui connaissent.


Le rat-stamane (rattus rastafarai)

Échappé d’un laboratoire, le rat stamane est reconnaissable à ses dreadlocks et yeux rouges. C’est une espèce sociable et pacifique. Elle est aussi herbivore et affectionne tout particulièrement les plantes de la famille des cannabaceae. Elle est donc considérée comme un nuisible par les fumeurs de joints.


Le loup-phoque (phoca lupus)

Bien que viable, l’animal a un comportement saugrenu. Sa tête de loup lui fait préférer les forêts alors que son corps du phoque n’y est pas adapté. Il a réussi à survivre sur les bancs de sable des Îles Tiapamilépié, en s’habituant à manger du poisson.


Le phoque-terrier (phoca canis lupus familiaris)

Cousin du loup-phoque, il se décline en deux races : le phoque-terrier à poil courts et le phoque-terrier à poils durs. C’est un petit phoque plein d’énergie et de force, malgré sa petite taille. Il est capable de tenir tête à des phoques plus grands que lui. Apprivoisé, il peut se montrer très affectueux et adore les enfants.


Le phoque-you (phoca iratus)

C’est une espèce très agressive envers quiconque s’aventure sur son territoire. Le phoque-you a développé une longue phalange à l’endroit de l’index sur une main humaine. Il la tend en signe d’avertissement avant l’attaque. Elle lui est aussi très utile pour se gratter le milieu du dos quand ça le démange.

Photo d’illustration : des petits oiseaux ont été insérés pour masquer les parties pouvant choquer le public non sensibilisé.


La swimming poule (fluctuat nec mergitur gallus)

Cette espèce particulière de poule a évolué pour s’adapter au milieu aquatique. Elle a notamment développé des pattes palmées comme les canards. Mais la ressemblance avec ces palmipèdes ne s’arrête pas là. Elle possède aussi un large bec jaune aplati et de longues ailes pointues. En plus elle fait « Coin ! Coin ! ».

Photo d’illustration : aire d’élevage d’une petite poule de luxe


Le zébu-long (elastica zebu)

Le Zébu-long, contrairement aux apparences n’appartient pas à la race limousine. L’espèce a été sélectionnée par les éleveurs kismars pour donner plus de viande, dans le faux-filet et l’entrecôte notamment. Le bestiau est néanmoins fragile. Il est interdit de monter dessus au risque de le casser en deux.


Le canard-vécé (lavatorium anatis)

Le canard-vécé est issu du croisement entre un canard et un tapon de petite taille. Un tapon ? Euh non, avec une héron de petite taille ! Avec un héron petit, pas tapon. C’est un animal très propre. Son long coup flexible lui permet de dénicher sa nourriture dans tous les coins.


Le cochon-dinde (hocus porcus)

Le cochon-dinde est le croisement du cochon et de la dinde. Il en a hérité un sale caractère, faut reconnaître qu’il est vilain. Et pour ne rien arranger il se trouve stupide. Cela n’en fait pas l’animal de compagnie idéal et scelle son destin de finir dans l’assiette. Il est alors permis d’innover en introduisant la cochonnaille au repas de Noël ou Thanksgiving chez les étasuniens.

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