Pour cultiver leur bonne humeur, les kismars font tous, plus ou moins, pousser de l’amarante, ainsi que des bananes pour garder le sourire.
Les autres productions agricoles s’ordonnent par terroirs spécialisés, avec le label d’Appellation d’Origine Calembourdien (AOC).

La plaine Auzasse
La plaine Auzasse est l’espace agricole le plus fertile du Keskonsmar. Les sols y sont tellement riches que tout y pousse facilement sans besoin d’engrais ni de force. La plaine s’est spécialisée dans les cultures qui rapportent, comme le blé, l’oseille, les patates et les radis. On n’y vit pas que de carottes. Les champs s’étendent à perte de vue, mais entrent en concurrence avec les activités pétrolières et minières pour présenter des paysages typiques, de champs de blé piqués de derricks (contrôlés par l’inspecteur), ou de galeries égarées crevant des champs de pommes de terres. Ce mélange étonnant provoque des effets collatéraux, dommageables ou pas. Pendant que certains vitupèrent l’arrière-goût mazouté de leur pain, d’autres plus chanceux recrachent un diamant de leur purée. Quelle fève !
Le plateau tubéreux
Le bulbe Tubéreux, autour de Topinambourg, est devenu le jardin-potager du Keskonsmar, le tout en pratiquant les cultures en rigoles. La technique existe vraiment sans rigoler. Les audacieux font le poireau, les orgueilleux ont le melon, pendant que d’autres plus prudents préfèrent s’occuper de leurs oignons. Alors que les patients poirotent, les moins doués sont dans les choux, voire font chou blanc.
Une bande de voleurs s’est mise au vert pour se reconvertir dans le maraîchage. Ils ont naturellement choisi de cultiver la carotte et le chou-rave. Par précaution, ils prennent aussi soin de leurs avocats.
Les productions alcooliques
Dans la région de la Biture, les terres labourables sont prioritairement consacrées à la production de boissons alcoolisées. La demande est forte.
Pour parler crus, le terroir viticole le plus fameux est situé près de la mer, le long des Côtes Duronnes. Au Keskonsmar, les Côtes Duronnes sont en bord d’eaux. Plus à l’intérieur, les coteaux du Pic Rate sont réputés pour leur excellent vinaigre. Enfin, autour de San Gria, un grand nombre de plantations fruitières se rajoutent aux vignes.
A Bourg-Bon c’est la culture du maïs qui prédomine pour la concoction d’un très prisé petit whisky local.
La région de Krobourg, à côté du Pic Ombières, s’est spécialisée dans la culture du malt et du houblon et se mousse de produire toutes les bières imaginables: des blondes, des brunes, des rousses, des blanches… Il y en a pour tous les goûts. Des citronniers ont aussi été plantés pour agrémenter la bière blanche.
La province est auto-suffisante en vin, whisky et bière, mais le rhum est importé de l’Île voisine : c’est le redouté rhum de Né. Il est terrible et distillé à partir de la betterave. C’est pas si bête compte tenu du climat hostile à la canne à sucre.
Élevage
La province de la Bouffe est peuplée de viandards voraces, aussi grands amis des produits laitiers. Ce n’est pas un endroit pour les végans, ça créerait des problèmes. La Bouffe est une grande terre d’élevage, et les animaux sont bien élevés.
En plein air ! Mais c’est peu de le dire vu qu’une grande partie du cheptel se balade en totale liberté. On les retrouve par monts et par veaux, sur les routes et dans les maisons. Il faut aimer les bêtes.
Toujours dans la Bouffe les steaks et les entrecôtes son préparés le long des Côtes d’Eubeuf. Les cochons filent mignons dans la région des Côtes d’Euport. Enfin les moutons finissent en saucisse du côté de la Mer Guèze.
On ne va pas en faire un fromage, mais les locaux en consomment énormément de préférence sous forme de fondues. Normal si on considère qu’ici et plus qu’ailleurs se trouvent les vaches qui rient.
La volaille est l’apanage des kodèques, que l’ont repèrent le long de leurs Côtes, les côtes kodèques. Ils élèvent des poules, des dindes et des pintades, et tout ce qui galine assez.
L’Île douille
L’agriculture est en crise sur Ouille. Les deux productions phares sont affectées : l’ail et l’andouille. A force d’avoir été surexploitée, l’Île est en train de se désagréger. Comme ces produits sont recherchés et qu’ils deviennent de plus en plus rares, leurs prix ont explosé. Par conséquent, l’ail et les andouilles d’Ouille douillent.
Y subsiste aussi un peu d’élevage pour la production de laine. Les ouilles au départ avaient pensé aux poneys car ils les trouvaient mignons. Ils ont finalement abandonné. L’odeur de la laine de poney n’est pas top.