Histoire d’Ouille : Des Ûys à l’Empire Ouille (chaptère wane)

Ouille est l’île légendaire des Úys1,une peuplade craintive qui se carapatait à la moindre alerte, en glapissant des « Ûy … Ûy … Ûy ! ». Et puis un jour, ils firent une découverte fantastique, une relique militaire aux dimensions et poids hors normes : le fameux casque ouille. Ils l’adorèrent, prirent confiance en eux. S’imaginant protégés par de puissants esprits malins, les ouilles se balancèrent à la conquête du Kesséderir. Le petit monde allait alors endurer les ouilles.

L’île d’Ouille connut une riche période de conquêtes à partir de Pandanlé-Dan, le premier empereur d’Ouille et fondateur de la dynastie Pandanlée. Les Úys devinrent les « Ouilles », marquant de cette manière leur passage d’une nation facilement effarouchée à une nouvelle plus gonflée. Dès lors, les ouilles allaient faire mal.

Les empereurs Pandanlés s’illustrèrent par des politiques guerrières particulièrement agressives, inspirant la crainte dans les autres royaumes de l’Onvasmarée (Pré-Keskonsmar). La puissance militaire tenait d’un entraînement intensif et douloureux appelé « l’adère ouille ». Elle s’appuyait aussi sur l’élaboration de techniques de frappes redoutables et variées selon les souverains.

Les souverains de la dynastie Pandanlée

  • Pandanlé-Dan
  • Pandanlé-Fès, dit « le fourbe »
  • Pandanlé-Koth
  • Pandanlé-Zyeu, dit « le m’as-tu-vu »
  • Pandanlé-Jnou
  • Pandanlé-Rein
  • Pandanlé-Kùy
  • Pandanlé-Bùl

Remarquer que les deux derniers souverains étaient adeptes de techniques de combat similaires. Sous l’ère Pandanlée, l’Empire Ouille s’étendrait progressivement jusqu’à connaître son apogée en plein Pandanlé-Bùl. Il englobait alors les province actuelles de la Barbe, de la Bouffe, de Né et de la Biture, ainsi que la parties littorale du Bulbe qui borde le golfe Jétéhi. Ces provinces furent rebaptisées (autrement dit ouillisées) : les Glandes en Glandes Ouilles, la Barbe en Barbe Ouille, les Tambes en Tambes Ouilles, la Harce en Harse Ouille, le Né en Nouille. Suite à un malencontreux malentendu, le K de kodèque devint un P, les colonisés auraient dû s’appeler les kodèques ouilles.

L’Empire Ouille à son apogée

Des gouverneurs locaux à leur solde furent nommés pour administrer les territoires conquis, appelés des satrapes. Comme il n’étaient pas malins, ce furent des satrapes nigauds.

Le déclin de l’Empire ouille s’amorça à la mort de Pandanlé-Bùl, quand pour la première fois aucun des prétendants au trône ne parvint à remporter l’épreuve du casque Ouille. Jusque-là, l’Empire ouille avait été tenu par les pandanlés, des personnages à poigne qui gagnaient leur légitimité en passant l’examen du casque encombrant. Protecteurs et vaillants, ils étaient considérés comme les pères de la nation ouille, de bien solides pères de Ouille. Et l’empire pour maintenir son unité avait besoin de pères de ouille robustes. Il en fallait du cran pour gouverner les peuples de l’Onvasmarée, surtout les harces ouilles qui contestaient l’austérité du régime, préférant la fête et la débauche. Le joug ouille se brisa avec la fin de la lignée pandanlée, ce qui en quelque sorte brisa les ouilles.

Alors les ouilles redevinrent fragiles.

La lignée Jémalo, beaucoup plus timorée, arriva à s’imposer à force d’intrigues et Jémalo-Bide fut le premier d’entre eux.Manquant vraiment d’estomac,il ne put contenir l’agitation des harces ouilles, s’enlisa dans la Bouffe, échoua au Né et à la Barbe, puis perdit les Glandes. Vaincus, la queue entre les jambes et la langue pendante, ils durent se casser les ouilles. Tous les territoires qui avaient été pris par les ouilles retrouvèrent leur liberté. C’est sûr, l’époque glorieuse se termina quand l’île perdit ses pères de Ouille.

A suivre …

1 (prononcer «ouille»),

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