Ouille, CA FAIT MAL !

Ouille est le laboratoire grandeur nature d’une Bérézina écologique. Les ouilles n’y sont pas allés avec le dos de la main morte. Elle a été déboisée, rasée, raclée, creusée, tant et si bien que l’Ile est maintenant en train de se désagréger et de partir en ouille. On peut la visiter par intérêt scientifique, sportif, ou parce qu’on apprécie, comme beaucoup de touristes, les civilisations en ruines.

Que visiter ?

Une architecture renversante

Vous avez un penchant pour les bâtiments droits comme des I … en italique ? Pise vous aura frustré parce qu’une seule tour aura répondu à vos attentes ? Si vous ne considérez pas les constructions cambrées comme des bêtises, et si au contraire vous les aimez comme Julien, courbées, vous allez apprécier Ouille.

Ouille a un lourd passé industriel, richement pourvue d’un charbon particulier : la fameuse houille d’Ouille. Pour l’extraire les ouilles n’y sont pas de cuillère morte, et ont transformé leur sous-sol en gruyère.

Fatalement, à force de retirer de la terre en bas, la surface s’affaisse et se déforme en cuvettes, crevasses et fractures. Les bâtiment posés dessus se retrouvent en terrain miné.

Pour que nul ouille ne finisse écrasé, les immeubles sont conçus pour ne pas s’écrouler. Ce n’est possible qu’au Keskonsmar. Les bâtiments peuvent pencher et rester vivables jusqu’à ce que les habitants en aient ras-le-bol que leur vaisselle tombe par terre.


La lande ouille et les Andes ouilles

L’Ile de Pâques aurait été ratiboisée jusqu’à son dernier arbre pour ériger ses célèbres statues. Pas de moaï sur Ouille, mais la même ardeur constructrice. Des luxuriantes forêts primaires ne reste qu’une maigre prairie, appelée la lande ouille.

(photo d’illustration : les Andes ouilles) Les ouilles sont allés jusqu’à débiter leurs montagnes en briques et en blocs, jusqu’à ce qu’il en reste ces résidus taillés à la serpe. Ils construisirent des palais et monuments qui firent merveilles en leur temps. Mais à part le Colosse d’Ouille, tout s’est aujourd’hui écroulé.


Le Colosse d’Ouille

L’Ile connut une période dorée, l’âge des ouilles en or. Cela remonte à l’antiquité, à l’époque où l’Empire ouille régnait sur l’Onvasmarée (nom donné à la région avant le Keskonsmar). Elle se couvrit de merveilles architecturales dont il ne reste plus qu’un représentant : le colosse d’Ouille.

Cette construction gigantesque représente Pandanlé Dan, le premier monarque ouille, le père de Ouille. Il porte (ou plutôt supporte) le fameux casque ouille, et se prépare pour son duel de légende contre Petz-Uy. C’est cet épisode fondateur de l’histoire ouille que la statue de colosse copie.

Pour mouler ce géant, les réserves de bronze de l’Île ne suffirent pas. Il fallu en importer du Lac Satif qui ne risque pas d’en manquer. Profitez-en avant que ne s’écroule à son tour ce colosse aux pieds dans l’eau.

Comment s’amuser ?

Courir sur un château de cartes

Sur Ouille, les arbres manquent pour faire de l’accro-branches. Pas grave, le terrain friable est propice à d’autres genres d’aventures. Indiana Jones vous a fait frémir quand il courait et que le sol se dérobait sous ses pieds ? Mettez-vous dans sa peau en essayant de ne pas perdre la votre ! Il existe de nombreux parcours à sensations, spécial « sol qui s’écroule ». Pour votre sécurité, courrez-y avec un, ou même mieux, avec deux ouilles . Vous aurez plus de courage avec une paire de ouilles.

Photo d’illustration : une partie de saute-falaises quelque part sur les Côtes Cassées, par deux locaux particulièrement en jambes.


Faire du militantisme écologique

Écologiquement, rien ne va plus sur Ouille. Plus d’arbres, plus de montagnes, bientôt plus de sol, et plus d’île non plus, vu la vitesse à laquelle les côtes se disloquent. Il y a de quoi se jeter à la mer, mais là encore, gare à la mer d’Ouille ! Cette dernière a été méchamment souillée par l’exploitation des hydrocarbures. L’Île en a plein les ouilles.

C’est le symbole de la crise environnementale qui se profile si on continue de penser que le modèle de la croissance économique exponentielle (joli pléonasme, une croissance est exponentielle) est adapté à un monde fermé. Une foule d’écologistes du monde entier vient sur Ouille sermonner les locaux, qui s’en battent un peu. Une jeune militante suédoise leur a bien pris la tête dernièrement, tant et si bien qu’après son passage, personne ne regretta Thunberg.


Se bagarrer

Les ouilles sont le peuple le plus bourrin du Keskonsmar. Ils n’ont pas été tendres avec leur habitat. Ils sont aussi durs sur l’homme. Querelleurs, bagarreurs, ils ne perdent pas une occasion de se mettre sur la tronche. Gare à celui qui en veut à la peau des ouilles !

C’est, parait-il, une manière pas plus mauvaise qu’une autre de sociabiliser. Après s’être battus comme des chiffonniers, les ouilles deviennent facilement copains comme cochons. Sacrés ouilles. Brutes de décoffrage, mais tellement bons camarades.

Où manger ?

A la bonne tambouille

De tradition, le ouille est dur au mal et ne fait pas de chichi. C’est pareil pour la cuisine, ils mélangent tout sans réfléchir. C’est le principe de la tambouille, le plat typique ouille que vous propose ce restaurant.

Il faut un bon bide ouille pour ne pas avoir les tripes en vadrouille, C’est un genre de ratatouille, à base de jus citrouille, agrémenté de nouilles, de cuisses de grenouilles, d’une douzaine de cagouilles, enfin d’une grosse andouille. Pour faire plus diététique, on rajoute de la mâche ouille. Ceux qui ont tout bien fini ont droit à la bise ouille. Sinon c’est la baffe ouille.


Avis

Karadoc : pas mauvais mais j’aurais quand même rajouté plus d’andouilles

Perceval : c’est pas faux


Restaurant « Ça baigne »

Dans ce restaurant thématique, on s’en mange plein la poire. Avec le plat de la main, la tarte (de doigts ou à la phalange) est la spécialité maison. A défaut dégustez un soufflet à la prune. A poings fermés, vous pourrez dormir après un gros pain avec des patates. Si c’est trop lourd, préférez le dessert avec des pêches, des châtaignes (ou des marrons), ou savourez la praline.

Si après tout ça vous râlez des prestations du chef, il se fera un plaisir de vous offrir une dernière tournée gratuite.

Photo d’illustration : le service de livraison à domicile


Avis

Un sans dent : Fé bon mais fé faud !

José G : You’re talking to me ?


Le mange-ail

L’ail est la grande spécialité d’Ouille qui en produit une variété bien corsée. L’ail d’Ouille douille. La mange-ail est un restaurant qui en agrémente tous ses plats, en particulier un excellent rougail. Après il faut aimer le bulbe et surtout arriver à le digérer. Le lieu est sans doute à éviter pour les dîners romantiques.

Avis

Dracula : bouffe immangeable, on a voulu me tuer ou quoi ?

Un ambianceur : A tchic à tchic à tchic ?

Où dormir ?

Hôtel Nouvelles Galeries

Si vous enfoncer à (bien) plus de 6 pieds sous terre ne vous fait pas peur, cet hôtel est taupe. Il a été aménagé dans des mines de houille abandonnées. Vous pourrez épater la galerie et vous vanter d’avoir dormi comme un loir dans un terrier situé à 150 mètres de la surface. Idéal pour les enterrements de vie de garçon et de jeune fille.

Avis

McLane John : Maintenant je sais ce que ressent un lapin dans son terrier !

Rocco S : J’ai pas l’habitude des trous froids, faut penser à se couvrir.


Le Culbuto

A l’origine un Culbuto est un jouet. Sa base arrondie est lestée de sorte que, même si le jouet est frappé ou renversé, il se redresse toujours et revient à la verticale en oscillant (Merci Wikipedia). Les kismars ont adapté le principe à cet hôtel. L’attraction peut se déclencher n’importe quand : à deux heures de matin, pendant les repas, quand les gens sont aux toilettes … Automatiquement ou à l’initiative des clients, s’il sont suffisamment nombreux au dernier étage pour déstabiliser l’immeuble. Les marins y seront comme des poissons dans l’eau.

Avis

Renaud S : C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est ma mère qui prend … non attends

Serge L : je suis malaadeu, complètement malaaadeuu !


Le « Tête en bas »

Cela devait arriver. A force ne pencher, un immeuble à fini sur le toit ! … Ha ! Ha ! Mais non, ce petit hôtel a été construit exprès comme-ça. Connaissant les kismars, vous ne serez pas surpris que les concepteurs aient poussé le délire à aménager l’intérieur dans le même esprit. Fous rires garantis en vivant comme les chauve-souris. Le personnel de ménage de cet hôtel est le mieux payé du Keskonsmar.

Avis

Renaud S : C’est encore moi. J’y renversé ma tarte ! Tarte Tatin !

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